Posté par Jean Foulka, le 29 mars 2021
Beaucoup ont retenu de la longue interview du président de la République, Ali Bongo, dans l’hebdomadaire panafricain, Jeune Afrique, qu’un nouveau vice-président de la République va être nommé sous peu. « La question est sur la table », a-t-il déclaré. En effet, depuis le débarquement de Pierre-Claver Maganga en 2019, suite à l’affaire du Kevazingo, le poste est resté vacant jusqu’alors.
Après cette annonce du chef de l’État, comme d’habitude, en pareille circonstance, les appétits s’aiguisent dans certains états-majors politiques. Qui sera le successeur du bouvier de Moutassou, en pays Vungu, dans la province de la Ngounié ? Les supputations et pronostics vont bon train.
Certains plus avisés avancent avec insistance des noms ou plus précisément un nom. Celui du Capo, en la personne de René Ndemezo’O Obiang, le président du parti de l’opposition modérée, Démocratie Nouvelle. Pour les observateurs avertis, il ne serait pas surprenant que le directeur de campagne de l’opposant radical, Jean Ping, raflé la mise. Ils soutiennent que le fait que le natif de Bitam a été reçu quelques jours avant l’annonce est signe à ne pas négligé.
Ils estiment que cet ancien apparatchik du parti au pouvoir, qui avait démissionné plus d’un an avant la présidentielle de 2016, a le profil pour occuper la fonction. Comme les précédents VPR, il ne pèse pas lourd sur la balance politique nationale. Sans envergure nationale, sa nomination ne serait que plus honorifique que jamais. Sans élus nulle part, il ne serait qu’une sorte de factotum au régime.
Les mêmes connaisseurs ont perçu dans l’appel au retour des "fils spirituels" du défunt Omar Bongo à la "maison", une volonté manifeste de M. Ndemezo’O de s'aligner sur la liste des potentiels élus. Déjà en 2016 au moment de faire le choix de Maganga Moussavou, le nom du natif de Bitam revenait avec insistance après les Accords d’Angondjé. Mais mal lui en avait pris, c’est le maire de la commune de Mouila, de l’époque, qui fut choisi avant d’être remercié il y a deux ans.
D’autres noms circulent dans les chaumières politiques. Notamment Guy Nzouba Ndama, président les Démocrates, première force de l’opposition, autant en nombre d’élus autant à la l’Assemblée nationale qu’au Sénat. C’est donc fort de cette assise parlementaire que pourrait lui échoir cette fonction de VPR.
Moukagni-Iwangou fait également partie des personnalités en vue. Ministre pendant deux ans, l’ancien bras droit du défunt Pierre Mamboundou est, depuis sa sortie du gouvernement, est complétement sur le carreau. Sans véritable base politique, il va lui être difficile d’être choisi.
En tout cas, quel que soit le compatriote qui sera désigné, il va de soi que le Gabon devrait avoir un nouveau VPR dans les jours qui suivent.
Retour à la liste
30/03/2021 à 05:38
173
{{rdo.ann_fav[238714] ? 'Sortir de' : 'Dans'}} mes favoris
Voir ses autres annonces
Lui envoyer un email
Connectez-vous pour contacter l'annonceur en instantané